samedi 2 avril 2022

Campagne nationale de lutte contre la prostitution des mineur·es - Où sont les "clients" ? - 04/2022

FDFA est signataire du communiqué de presse relatif à la campagne contre la prostitution des mineur·es lancée le 28 février par l'Amicale du Nid, le Mouvement du Nid et la Fondation Scelles.


Campagne nationale de lutte
contre la prostitution des mineur·es
Où sont les « clients » ?

La campagne « je gère » alerte sur le nombre croissant de milliers d’adolescent·es victimes de la prostitution, surtout des filles de 14 à 17 ans, et présente un plan structuré en cinq priorités pour y faire face.

« Ouvrir les yeux, être plus vigilant, protéger les victimes, accélérer les procédures contre les auteurs et s’organiser pour répondre aux défis ». Articles, reportages, films, séries télévisées l’ont précédée.

Il était très urgent de faire prendre conscience de ce fléau qu’est la prostitution des mineur·es dénoncé de longue date par les associations abolitionnistes de terrain dont l’Amicale du Nid, le Mouvement du Nid et la Fondation Scelles. Il était urgent de mettre en place des mesures pour prévenir et juguler cette violence. Mais pourquoi cette campagne épargne-t-elle ceux qui sont à l’origine de la prostitution, les clients acheteurs d’actes pédocriminels ?

« Quand il s’agit d’informer sur la prostitution des mineur-es « Articles et caméras préfèrent centrer leur intérêt sur les jeunes filles (victimes à 95 %), présentées comme les actrices principales d’un système qui serait dû à leur goût de « l’argent facile ». Pourquoi pas plutôt sur leurs prédateurs, majeurs en âge de réfléchir, qui les anéantissent ? Non, elles ne se prostituent pas. Non, ce ne sont pas des « prostituées », étiquette qui leur est immédiatement attribuée. On les prostitue » écrit Claudine Legardinier (Proxénétisme de mineures : où sont les « clients » ?15 octobre 2021).

Cette campagne aurait dû corriger cette façon de présenter la prostitution des mineur·es. Elle montre les violences subies par les victimes mais ces violences sont explicitement attribuées aux proxénètes : « La pratique prostitutionnelle expose à des risques majeurs d’infections sexuellement transmissibles et de grossesse non désirée auxquels s’ajoutent les violences physiques, psychologiques et sexuelles perpétrées majoritairement par les proxénètes qui peuvent être à l’origine de lésions traumatiques (ecchymoses, hématomes, etc.). », alors que les clients commettent tout autant toutes ces violences dont celle de violer.

Cette campagne ne met en avant aucune disposition concernant la responsabilisation des clients, et s’en tient à dire « une certaine méconnaissance sur la législation en vigueur dans notre pays concernant l’interdiction d’achat d’acte sexuel persiste ». On n’y trouve aucun rappel des lois en vigueur. La loi du 4 mars 2002 et celle du 13 avril 2016 interdisent la prostitution des mineures (des peines de 3 ans de prison et 45.000€ d’amende, et jusqu’à 5 ans et 75.000€ d’amende). La loi du 21 avril 2021 porte la peine à 20 ans de prison pour viol si l’achat d’acte sexuel porte sur un·e mineur·e de 15 ans.

Comment faire de la prévention si on n’explique pas l’interdit, si on ne rappelle pas la loi, si on ne montre pas les racines de cette violence et la responsabilité des clients et des proxénètes, les premiers permettant aux seconds de « faire de l’argent ».

Comment rompre les chaines de reproduction du phénomène en occultant la cause majeure du système : le « droit » des hommes à accéder de toutes les façons, domination et argent mêlés, au corps des femmes, accès rendu plus facile par la vulnérabilité des adolescent·es et des plus précaires.

Comment se satisfaire d’une campagne qui se complet dans le soupçon de futilité et de vénalité des adolescentes qui « prennent des risques », une antienne patriarcale qui ne peut être à la base d’une réelle éducation à la sexualité et à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Paris, le 08 mars 2022

Contacts presse :

- Marie-Hélène FRANJOU, présidente de l’Amicale du Nid : 06 83 24 94 75

- Delphine JARRAUD, déléguée générale de l’Amicale du Nid : 06 07 15 55 65

Revue de presse - Féminisme et droits des femmes en France - 04/2022

 

Les inégalités femmes-hommes coûtent 118 milliards d'euros à la société, selon une étude

La Fondation des Femmes dévoile sur France Inter les résultats d'une évaluation du coût global des violences et inégalités de genre dans notre pays. Disparités dans le monde du travail, violences conjugales, comportements virils dangereux... les montants sont vertigineux.

La marge d'incertitude existe. Mais dans tous les cas, les chiffres donnent le tournis. Fourchette basse  : 102 milliards d'euros. Fourchette haute : 118 milliards d'euros, par an et en France. "Les inégalités se mesurent avant tout en vies brisées, marginalisées, ou ignorées. Mais puisqu'il faut visiblement parler chiffre pour peser dans le débat, nous avons décidé de calculer ce coût des inégalités entre femmes et hommes", explique Anne-Cécile Mailfert de la Fondation des Femmes. Une compilation de données et estimations, réalisée avec les chercheuses Lucile Peytavin et Ginevra Bersani, de l'association Genre et Statistiques. 

Lire l'article - France Inter - 2 mars 2022

Sur le même sujet, lire l'article des Nouvelles News - 2 mars 2022

REVUE DE PRESSE - Violences - 04/2022



Il y a 30 ans, un féminicide de masse à Montréal


Il y a 30 ans, le Québec assistait à un féminicide de masse. Le 6 décembre 1989, Marc Lépine est entré à l’école Polytechnique de Montréal pour tuer des femmes. En 20 minutes, il a abattu des étudiantes en criant « Je hais les féministes ! » puis a retourné l’arme contre lui. 14 jeunes femmes décèdent, 13 sont blessées et 2 survivantes se suicideront dans les mois suivants. Certains parents et compagnons, sombrant dans la dépression, se donneront également la mort quelques années plus tard. Marc Lépine, 25 ans, était étudiant lui-aussi à l’école polytechnique. Enfant maltraité par son père, il grandit avec des troubles psychiques et tombe dans le masculinisme. Ce mouvement allie le puceau frustré au vieux misogyne conservateur en passant par des pères déchus de leur paternité ou des hommes battus, tous en accord pour préserver un ordre social traditionnel, fondé sur des idées préconçues assignant les femmes à leur genre.

Lire l'article - 50/50 magazine - 3 mars 2022

ATELIERS D'INSERTION PROFESSIONNELLE - MAISON DES FEMMES DE PARIS

 


La Maison des femmes de Paris, association féministe et lieu d’accueil d’initiative et de solidarité pour les femmes, organise depuis de nombreuses années des sessions d’ateliers pour favoriser l’insertion professionnelle et l’autonomie des femmes.

Ces sessions en petit groupe se déroulent pendant deux mois et demi, elles sont gratuites, non rémunérées et s’adressent à des femmes à la recherche d’un emploi qui ont besoin d’élaborer un projet professionnel, d’acquérir outils et méthodes nécessaires et de reprendre confiance en elles. Nous proposons des ateliers collectifs et un suivi individualisé, au rythme d’une journée et demie par semaine.

Notre prochaine session va débuter ! La réunion d’accueil et d’information pour les femmes intéressées aura lieu le 4 avril 2022 à 10h à la Maison des femmes de Paris, 163 rue de Charenton 75012 Paris.

Un contact préalable est recommandé et peut se faire par mail, téléphone, ou sur place.


Christèle Proust

Chargée de mission 

Action pour l'insertion et l'emploi des femmes

07 58 02 81 31

https://mdfparis.fr/insertion-emploi/ 

joignable sur place ou par téléphone le jeudi de 14h à 17h et le vendredi de 10 à 12h

Maison des Femmes de Paris - 163, rue de Charenton - 75012 Paris - 01 43 43 41 13


vendredi 25 mars 2022

Bénévoles - Lutte contre les discriminations : comprendre et agir - 13 mai

 

L’APSV vous invite à participer à la sensibilisation « Lutte contre les discriminations : comprendre et agir »

 

 

Le Vendredi 13 Mai de 9h30 à 17h

 

211 Avenue Jean Jaurès

Pavillon des Maquettes

75019 

 

Objectif visé par la journée :

 

  • Transmettre aux participant.e.s la connaissance des enjeux, des définitions et des outils de la lutte contre les discriminations, dans leurs pratiques professionnelles et plus généralement dans la conduite d’actions de prévention et de lutte contre les discriminations dans le champ de l’emploi, du social et de l’éducation.

 

 

Programme de la journée :

 

  • Définition juridique de la discrimination, les critères et les champs d’application, les différentes formes de discrimination, les recours et les sanctions
  • Définition des stéréotypes et préjugés, leurs mécanismes et leurs impacts, le lien entre stéréotypes et discriminations
  • Le droit antidiscriminatoire
  • Les actions et outils au service de la lutte contre les discriminations

 

 

 

BÉNÉVOLES - FORMATIONS EXTERNES SUR LES VIOLENCES

CYBERVIOLENCES

Le Centre Hubertine Auclert propose une formation destinée à toute personne en contact régulier avec des femmes victimes de violences (en association, au sein d’une collectivité, dans un syndicat). 

  • Cyberviolences conjugales : mieux repérer, accompagner et orienter les victimes :

Les outils numériques offrent aux (ex) partenaires violents des moyens faciles, accessibles et instantanés pour exercer davantage d'emprise sur leur partenaire. La formation vise à comprendre, repérer et décrypter les cyberviolences conjugales, à acquérir des réflexes pour conseiller les victimes sur leur protection numérique, et à connaître les ressources et contacts spécialisés dans le domaine des violences et du numérique.

Il est attendu de la part des participant·es pour cette formation des connaissances sur les spécificités et les mécanismes des violences conjugales.

  • Rendez-vous les jeudi 7 et vendredi 8 avril 2022, de 9h30 à 17h en présentiel (sous réserve des mesures sanitaires en cours).

EN SAVOIR + ET S'INSCRIRE < 

MODALITÉS D'INSCRIPTION

  • Tarif journalier Associations : 20 € par bénévole et 120 € par salarié·e des associations membres
  • Lieu : 2 rue Simone Veil, 93400 Saint-Ouen-sur-Seine.

Mouvements et conscience du corps

  Mouvements et conscience du corps         Animatrice : Sabine BLANCHARD    Prochaine date : lundi 10 octobre 2022    Fréquence : une fois ...